La rizipisciculture présente de nombreux avantages pour les agriculteurs à Dông Thap

Comme le volume d’eau est moins élevé et ce déficit pluviométrique affecte les rendements agricoles, les agriculteurs à Dông Thap ont décidé d’alterner la pisciculture et la riziculture.

Dông Thap (VNA) – En ce moment, c’est la saison des hautes eaux dans la province de Dông Thap, dans le delta du Mékong. Mais cette année, le volume d’eau est moins élevé que les années précédentes et ce déficit pluviométrique affecte les rendements agricoles. Face à cette situation, les locaux ont décidé d’alterner la pisciculture et la riziculture.

La rizipisciculture présente de nombreux avantages pour les agriculteurs à Dông Thap ảnh 1Les agriculteurs à Dông Thap ont alterné la pisciculture et la riziculture. Photo: VOV

A Dông Thap, en temps normal, les crues commencent en septembre et se terminent en novembre ou en décembre. Mais depuis quelques années, le manque d’eau se traduit par une plus faible capture de  poissons sauvages, dans les rizières. Pour remédier à cette situation, les agriculteurs ont décidé d’élever, en plus des crevettes géantes d’eau douces, des espèces de poissons adaptées à la nouvelle donne climatique comme les poissons à tête de serpents et les henicorhynchus.

Pour Bui Chi Nhân, l’alternance riziculture-pisciculture a été une reconversion réussie. Doté d’un capital de départ de 5 millions de dongs (plus de 250 euros) ayant servi à acheter des alevins, il a récolté 2 tonnes d’henicorhynchus qu’il a revendues au prix de 130.000 dongs (plus de 5 euros) le kilo, ce qui lui a rapporté 260 millions de dongs (plus de 10.000 euros). Le profit gagné en l’espace d’un seul mois équivalait à deux récoltes de riz. En juillet, après la récolte de poissons, Bui Chi Nhân a commencé à semer les graines de riz. Le mois suivant, il a transvasé les crevettes élevées dans l’étang jusqu’à sa rizière.

La rotation crevettes-riz est une pratique très respectueuse de l’environnement. Les crevettes grossissent très vite grâce aux impuretés de la rizière et leurs déchets fertilisent le riz. A raison de 150.000 dongs (5,8 euros) le kilo, produire 5 à 6 tonnes de crevettes d’eau douce géantes bio peut rapporter à Bui Chi Nhân de 750 à 900 millions de dongs (de 29.400 à 35.200 euros).

«Ce procédé est beaucoup plus efficace et rentable que la monoculture. J’espère étendre ce modèle et le partager avec de nombreux foyers dans la région», a-t-il souligné.

Duong Phu Xuân, chef du département économie de la ville de Hông Ngu, de la province de Dông Thap a estimé que la combinaison élevage de crevettes et culture de riz garantit aux agriculteurs du bassin du Mékong des rendements et une rentrée d’argent stables. Aujourd’hui, les locaux n’ont  plus besoin de faire une 3e récolte de riz, il leur suffit d’attendre la montée des eaux pour récolter les poissons et les crevettes.

“Notre ville envisage de développer l’aquaculture communautaire. Dans ce modèle, après la récolte de riz été-automne, plutôt que de laisser la terre nue et attendre l’arrivée des crues, les agriculteurs doivent irriguer les champs et y déposer les poissons et crevettes”, a-t-il ajouté .

L’alternance pénéiculture et riziculture est en plein essor dans la province de Dông Thap. Un procédé qui permet à la fois de s’adapter au changement climatique et d’élever le niveau de vie des habitants locaux. – VOV/VNA


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